Pour si tu passes par ici :
Et voilà aujourd'hui c'est ton anniversaire et ça me fait encore une fois réaliser que tu me manques et que c'est quand même la merde cette distance entre nous deux. Enfin ça commence à faire une bonne dizaine d'années qu'on s'en accommode et après j'espère que ce sera plus simple. Je sais bien que cet article va te paraitre bizarre parce qu'on a pas l'habitude de se dire ces choses là comme ça (et encore là c'est biaisé aussi parce que je ne t'ai pas en face de moi).
Oui, bien sur que je te souhaite un joyeux anniversaire et tout ce qui va avec mais qu'est-ce que j'aurais pu donné pour une fois te le dire directement ou t'appeler à minuit (oui parce que tu sais que dans ton bled paumé dans la vallée ça passe quand je t'appelle de ma bourgade aurillacoise) pour te réveiller et te crier dans les oreilles qu'aujourd'hui tu te prends un an de plus dans la face. On aurait pu aussi se moquer de mamie qui t'aurait surement demander "et alors ça fait quoi" et rajouter dans la foulée les beatles, la weed, ses potes gothiques, l'université et HM. Tu vois là je souris devant mon écran, en écoutant les libertines (Don't look back into the sun et Whatie katie did next) en repensant à tous nos bons moments parce que c'est vrai qu'à chaque fois qu'on se voit c'est magique. Et d'autant plus que c'est restreint à deux ou trois fois par an, on en profite. J'aurais aimé pouvoir discuter avec toi aujourd'hui mais on est pas douées sur msn et au téléphone les portables passent pas et le fixe enfin bon voilà quoi...
Et puis je repense tellement à nos vacances, c'était quand même exceptionnelle. J'ai constamment envie d'en parler et il n'y a que toi qui pourrait le supporter je pense (j'y pense aussi parce que j'ai reçu l'évaluation de John et des accompagnateurs ^^). Tous ses souvenirs, j'ai envie d'en parler, de les écrire, je voudrais ne jamais les oublier. Et puis notre nouvel an prévu 2011-2012, j'espère sincèrement qu'on tiendra parole.
Je réalise que j'ai de la chance de t'avoir parce que tu comprends tout et que c'est rare d'avoir une cousine ukulélé du même âge de nos jours. Mina, Pierre et Anaé n'auront surement pas cette chance (surement pour ça que Mina nous idolâtre :P). Et puis tous nos délires, toutes nos discussions, tous les problèmes et tout le reste, il y a beaucoup que je n'aurai pas réussi à comprendre sans toi. On dit souvent que quand on se retrouve c'est comme deux aimants, inséparables mais le moment où il faut partir c'est toujours insoutenable. Je me rappelle ta mère quand vous êtes partis après le théâtre de rue, me reprochant en rigolant de ne pas pleurer pour toi alors que j'avais pleuré en descendant du bus à Londres mais j'ai pleuré après et je pleure maintenant parce qu'en ce moment, je le reconnais fort bien et impudiquement que j'ai besoin de toi. Parce que tu me dis les choses sans les enjoliver, que tu m'écoutes, que tu comprends et qu'avec toi plus que les autres je suis moi même sans me censurer.
Tu me manques, c'est pour le moment insoutenable et je suis en train d'inonder les touches de mon clavier. Je voudrais savoir tous les détails de ta rentrée et du reste. C'est niais, c'est mièvre mais il n'y aucune meilleure manière de le dire. T'avais tout compris avant moi, toi. Je me rends compte que j'énerve pas mal de gens à parler de toi très souvent ici mais je peux pas m'en empêcher, c'est comme ça. On est les dérivés d'une même personne, les deux versions de la même chose. Nos différences et points communs. Enfin tout ça pour te dire que tu me manques, que j'ai hâte d'être à noël, bonne chance pour cette terminale S (mais t'es pas folle aussi ? ^^) et prends soin de toi... (il manquerait plus que quelqu'un me mette la musique de la fin de l'auberge espagnole et je courcircuite tout...)